Bridau, Joseph

Type(s) représenté(s) Artistes  
Peintre né en 1799. Frère cadet de Philippe Bridau (La Rabouilleuse), bénéficie d'une bourse complète au Lycée impérial en 1808 ; une somme de six cents francs par an est allouée à son éducation, aux frais de la cassette personnelle de l'Empereur. Ses aspirations artistiques naissent en 1812 après la visite de l'atelier du sculpteur Chaudet, professeur à l'&Acute;cole des Beaux-Arts. Ami d'enfance du dessinateur Bixiou (Les Employés). Pendant l'hiver 1814-1815, il devient élève de l'atelier de Gros, il s'y lie avec Schinner. Vers cette époque, il moque les toilettes usrannées de Mme Leseigneur de Rouville (La Bourse). Il vit dans la misère en 1816 et 1818, grâce à Gérard il obtient l'exécution de deux copies du portrait de Louis XVIII. Il recontre Pierre Grassou en 1819 qui lui conseille de faire de la littérature au lieu de peindre (Pierre Grassou). Membre du Cénacle en 1819, il y représente la peinture (Illusions Perdues). Après avoir découvert les vols et mensonges de son frère, il part à Issoudun avec sa mère en juin 1822. Il y est arrêté sous l'inculpation erronnée de tentative d'assassinat de Maxence Gillet. Relâché, il quitte Issoudun avec sa mère. (La Rabouilleuse). Prend avec Mistigri le coucou de Pierrotin à destination de château de Presle en septembre 1822. Il s'amuse à jouer le rôle du grand peintre Schinner. (Un début dans la vie). Après son succès au Salon de 1823, il va habiter rue de Seine avec sa mère jusqu'à son décès en 1828. Il est soutenu par le Cénacle, par Mlle des Touches, il reste mal vu des bourgeois et a encore des dettes. Il est, en 1829, un des articstes qui ont illustré l'oeuvre de Canalis (Modeste Mignon). À la fin de cette même année, Nucingent lui paye dix mille francs un de ses tableaux (Splendeurs et Misères des courtisanes). Il fait admettre au salon de 1829 une oevure de Pierre Grassou. En 1831, chez Mlle des Touches, il émet l'opinion que la réflexion est contraire à l'amour (Autre étude de femme). Il est témoin avec d'Arthez du mariage de Marie Gaston avec la baronne de Macumer en 1833 (Lémoires de deux jeunes mariées). Cette même année, Minoret-Levrault trouve à Goupil l'expression diabolique prêtée par Joseph au Méphistophélès de Goethe (Ursule Mirouët). Il aide, en 1838, Stidmann à faire remettre en liberté leur mai Wenceslas Steinbock, incarcéré pour dettes à Clichy (La cousine Bette). Il assiste ensuite à son mariage. Vers 1839, il épouse la fille d'un fermier millionnaire, Mlle Léger. Il hérite de son frère Philippe, tué en Algérie, le titre de compte de Brambourg et son bel hôtel ; il a ainsi soixante mille francs de rente. Vers 1840, Théodore de la Peyrade déclare chez les Thuillier ne pas aimer la peinture de Joseph, lui préférant de beaucoup celle de Grassou ! (Les Petits-Bourgeois). En 1845, il habite toujours l'hôtel de Brambourg, voisin de celui de Léon de Lora (Les comédiens sans le savoir).
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