Séraphîta (1835)

La Comédie Humaine : Études philosophiques : 20/20

Période décrite : 1800 +

Thèmes abordés : Métaphysique-Religion Métaphysique-Fantastique

277 pages dans le tome 11 de l'édition de la Pléiade (lire l'édition de poche)

Dans un village de Norvège, perdu au milieu des glaces et des neiges, Minna, la fille du pasteur, éprouve une étrange attirance pour Séraphîtüs. De son côté, Wilfrid, un étranger retenu pendant l'hiver à Jarvis, tombe sous le charme de Séraphîta. En réalité Séraphîtüs et Séraphîta ne forment qu'un seul être, synthèse de l'être terrestre et de l'être immortel, qui doit convaincre les hommes d'abandonner leurs désirs et leurs aspirations terrestres afin d'atteindre le monde céleste.

4.0/5 Une ambiance très particulière règne dans ce roman. Il offre une occasion unique de découvrir les idées gnostiques de Balzac sur la vie dans l'au-delà prenant appui sur les visions occultes du mage suédois Swedenborg. Dans Séraphîta, le mysticisme est tenu pour vrai, personnifié, montré dans toutes ses conséquences.

Lieux principalement mentionnés (détails) : Londres ; Stockholm ; Paris


On peut y lire (+):

  • page 821 La Courbe est la loi des mondes matériels, la Droite est celle des mondes spirituels.
  • page 799 La reine des avares, celle qui ne rend rien de ce qu'elle a reçu, la Mer
  • page 813 De quel côté se trouve la raison ? Est-elle chez le sauvage, libre dans le désert, vêtu dans sa nudité, sublime et toujours juste dans ses actes quels qu'ils soient, écoutant le soleil et causant avec lamer ? Est-elle chez l'homme civilisé qui ne doit ses plus grandes jouissances qu'à des mensonges, qui tord et presse la nature pour se mettre un fusil sur l'épaule, qui a usé son intelligence pour avancer l'heure de sa mort et pour se créer des maladies dans tous ses plaisirs ?