Une double famille (1830)

La Comédie Humaine : Études de moeurs : Scènes de la vie privée : 9/27

Période décrite : 1806 - 1833 +

Thèmes abordés : Amour-Mariage Métaphysique-Religion

108 pages dans le tome 2 de l'édition de la Pléiade (lire l'édition de poche)

Les ravages d'une femme trop dévote dans une famille. Le comte de Granville, malheureux chez lui, trouve réconfort et amour chez une jeune grisette.

3.5/5 La construction inversée (d'abord l'amour vrai et vivifiant avec la jeune grisette puis la description du mariage et de la vie dévote au foyer) est encore plus édifiante.

On y retrouve : Horace Bianchon, Jean-Baptiste Molineux, Me Roguin

Lieux principalement mentionnés (détails) : Paris ; Bayeux ; Saint-Denis


On peut y lire (+):

  • page 77 L'estime, la considération, les égards s'obtiennent, disparaissent, reviennent; mais quant à l'amour, je me prêcherais mille ans que je ne le ferais pas renaître, surtout pour une femme qui s'est vieillie à plaisir.
  • page 74 On ne peut être à la fois l'épouse d'un homme et celle de Jésus-Christ, il y aurait bigamie : il faut savoir opter entre un mari et un couvent.
  • page 74 Il est deux manières de servir Dieu. Certains chrétiens s'imaginent qu'en entrant à des heures fixes dans une église pour y dire des Pater noster, en y entendant régulièrement la messe et s'abstenant de tout péché, ils gagneront le Ciel; ceux-là [...] vont en Enfer, ils n'ont point aimé Dieu pour lui-même, ils ne l'ont point adoré comme il veut l'être, ils ne lui ont fait aucun sacrifice. Quoique doux en apparence, ils sont durs à leur prochain; ils voient la règle, la lettre, et non l'esprit.
  • page 74 À quoi sert la Vertu ? À gagner le Ciel.